est l'étude des phénomènes atmosphériques tels que les nuages, les dépressions et les précipitations pour comprendre comment ils se forment et évoluent. Le mot vient du grec antique où meteor désigne les particules en suspension dans l'atmosphère et logos veut dire discours ou connaissance.
C'est une discipline qui traite principalement de la mécanique des fluides appliquée à l'air mais qui fait usage de différentes autres branches de la physique, de la chimie et des mathématiques. À l'origine purement descriptive, la météorologie est rapidement devenue un lieu d'application de ces disciplines. La météorologie moderne permet d'établir des prévisions de l'évolution du temps en s'appuyant sur des modèles mathématiques à court comme à long terme. Elle est également appliquée pour la prévision de la qualité de l'air, pour les changements climatiques et pour l'étude dans plusieurs domaines de l'activité humaine (construction, trafic aérien, navigation, etc.)
Origine
Vent
Brises
Cellules Hadley
Reccord vitesse
Masse d'air
Nomenclature
La circulation atmosphérique
L’air est constamment en mouvement. A l’échelle planétaire, ces mouvements forment la circulation générale de l’atmosphère, qui transporte la chaleur de l’équateur vers les hautes latitudes et ramène l’air froid vers les tropiques.
La force de Coriolis
Imaginons un avion qui voyage en ligne droite du pôle Nord à l’équateur et qui parcourt cette distance en une heure. Puisque la Terre tourne sur elle-même à la vitesse de 15¾ par heure, l’avion aura dévié de 15¾ lorsqu’il atterrira. Cette déviation, appelée force de Coriolis, agit sur tous les corps en mouvement autour de la Terre, y compris les vents. Elle tend à infléchir tout déplacement à droite de la cible visée dans l’hémisphère Nord (à gauche dans l’hémisphère Sud). L’explication du phénomène fut donnée en 1835 par Gustave Coriolis.
L’air se déplaçant à la surface du globe bouge à des vitesses différentes en fonction de la rotation de la Terre, ce qui se traduit sur une carte par une déviation.
Par contre, l'effet Coriolis sur le sens de rotation de l'écoulement de l'eau dans un lavabo est fausse. Du fait de la faible valeur de la vitesse angulaire de la Terre, la force de Coriolis n'a aucun effet pertubateur sur les mouvements, cette pertubation se manifestant sur de grandes distances ou sur de longues durées
Pression et vitesse du vent
La vitesse du vent est proportionnelle au gradient de pression, qui exprime les variations de pression dans un même plan horizontal. Comme la direction dans laquelle souffle le vent est soumise à la déflexion due à la force de Coriolis, l’air tourbillonne autour des centres de basses pressions.
Plus une dépression est creuse, plus elle aspire l’air alentour et plus les vents sont forts. C’est la raison pour laquelle, les cyclones et les tornades, avec de minuscules noyaux, génèrent des vents aussi violents.
Sous les tropiques, la forte chaleur de surface induit de très basses pressions, et génère des vents violents.
Floride. Ouragan Georges septembre 1998
Les vents sont toujours plus forts en mer que sur terre. En effet, les forces de frottement sont plus faibles sur l’eau que sur le sol, où les obstacles sont nombreux.
C’est en mer que l’on trouve les plus grands fetchs, les distances sur lesquelles le vent reste constant. Le plus long fetch de la planète s’observe dans l’océan Austral, où les vents tournent autour du globe sans y rencontrer aucune terre. C’est dans ces eaux qu’ils sont les plus violents et que les houles ont les plus fortes amplitudes.
Les marins ont surnommé ces latitudes les « quarantièmes rugissants », « les cinquantièmes hurlants » et les « soixantièmes grinçants ».
L’échelle de Beaufort
Mise au point en 1805 par l’amiral anglais Francis Beaufort, l’échelle de Beaufort se sert des effets du vent sur la mer pour exprimer sa force. À l’aide des anémomètres, on est aujourd’hui capable de mesurer précisément la vitesse du vent, ce qui permet d’établir des correspondances avec l’échelle de Beaufort.
Sur la côte George V, en Antarctique, les vents soufflent en moyenne à 320 km/h.
Vent polaire dans l'Antarctique. Base Marsh
Le record terrestre de vitesse du vent est de 513 km/h. C’est la vitesse d’une rafale mesurée en mai 1999 dans une tornade en Oklahoma.
Les vents dominants
Bien que le vent puisse, en un endroit donné, souffler de toutes les directions, les statistiques sur une longue période définissent généralement une direction préférentielle correspondant à ce que l’on appelle le vent dominant.
La circulation générale de l’atmosphère dessine des ceintures de vents dominants autour du globe.
Chaque hémisphère terrestre est entouré par trois boucles de circulation atmosphérique:
La cellule polaire
La cellule de Ferrel
La cellule de Hadley
Ces boucles sont régies par des mouvements ascendants et descendants, ainsi que par des déplacements horizontaux dus au gradient de pression et à la force de Coriolis. Dans chaque circuit, l’air chaud monte, se déplace en altitude, redescend lorsqu’il s’est refroidi, puis se réchauffe de nouveau lorsqu’il se déplace en surface selon une direction invariable.
La cellule polaire : les hautes pressions qui règnent sur les pôles expulsent l’air de surface. Celui-ci se réchauffe progressivement et s’élève lorsqu’il parvient à 60° de latitude environ. En rejoignant le pôle, l’air d’altitude se refroidit de nouveau et redescend. Cette boucle de circulation est dominée par des vents de surface secs et froids qui soufflent vers l’ouest.
La cellule de Ferrel : une partie de l’air de la ceinture de haute pression subtropicale se déplace en surface vers le nord-est. À 60° de latitude environ, cet air chaud rencontre la masse d’air froid polaire: il s’élève et repart vers l’équateur. Parvenu à la hauteur du tropique, il s’affaisse de nouveau dans la zone de haute pression.
La cellule de Hadley : chauffé par le Soleil, l’air équatorial s’élève jusqu’à la tropopause, puis se dirige vers les pôles. Pendant son déplacement en altitude, l’air se refroidit, s’alourdit et finit par redescendre vers le sol à la hauteur des tropiques. Expulsé de cette zone de haute pression, l’air sec retourne vers l’équateur, complétant ainsi une boucle atmosphérique nommée cellule de Hadley.
Les alizés, les vents dominants qui soufflent des tropiques vers l’équateur, sont déviés vers l’ouest par la force de Coriolis.
Les courants-jets
Les courants-jets sont d’étroits rubans de vents violents qui serpentent dans la haute troposphère. À très haute altitude (entre 6 000 m et 15 000 m), ces vents particulièrement forts tournent d’ouest en est autour de la Terre. Ils se divisent en branches polaires (à 60¾ de latitude environ) et subtropicales (au-dessus des tropiques).
À l’intérieur du tube, la vitesse des vents n’est pas uniforme. Elle varie de 150 km/h dans l’enveloppe extérieure à plus de 400 km/h au centre du courant.
Le courant-jet prend la forme d’un tube aplati, large de quelques centaines de kilomètres.
Les courants-jets ne suivent pas toujours une trajectoire rectiligne. Lorsque la vitesse du courant-jet polaire est trop faible, la force de Coriolis donne une légère ondulation à son mouvement.
Les vents locaux
Contrairement aux vents dominants, les vents locaux ne sont pas constants: leur force et même leur direction peuvent varier considérablement. Pour certains vents, comme le mistral ou le chinook, c’est la configuration du relief qui explique les variations alors que pour d’autres, comme les brises de mer et les vents de vallée, les différences de température entre le jour et la nuit constituent le facteur le plus important.
Le fœhn, qui souffle en Suisse et en Autriche, et le chinook, qui descend des montagnes Rocheuses en Amérique du Nord, sont des vents adiabatiques. En rencontrant le versant sous le vent d’une montagne, l’air s’élève, se refroidit et se décharge de son humidité. Après avoir passé le sommet, il se réchauffe en redescendant et amène du temps chaud et sec sur le versant contre le vent.
Arche nuageuse qui annonce l'arrivée du chinook, dans le Montana
Les vents catabatiques (du grec cata qui signifie vers le bas), sont des vents froids qui acquièrent une grande force en descendant des montagnes. La bora, qui s’écoule des montagnes yougoslaves vers la côte adriatique, de même que l’oroshi japonais et le williwaw d’Alaska, sont des vents catabatiques.
Vent catabatique en Antarctique
Vent catabatique dans le Grand Canyon
Le mistral, un vent sec et froid qui souffle plus de 100 jours par an sur le sud-est de la France, est issu des hauts sommets des Alpes. En s’engouffrant dans la vallée du Rhône, il se renforce et peut atteindre 180 km/h lorsqu’il débouche dans la Méditerranée.
La Corse se trouve au carrefour de sept vents : le libecciu, la tramontane, le mistral, le sirocco, le levante, le gregale et le ponente.
Un hêtre modelé par le libecciu en Corse
Brises de terre et de mer.
Sur les littoraux, le voisinage de l’eau et de la terre crée des inversions thermiques qui influencent la direction des vents. La brise de mer souffle pendant la journée, lorsque l’air chaud du continent monte en altitude. Il se crée alors une zone de basse pression, que l’air frais de la mer vient combler. La nuit, l’eau se refroidit plus lentement que la terre, ce qui produit un phénomène inverse. L’air chaud qui s’élève au-dessus de la mer est remplacé par un air frais issu du continent, la brise de terre.
Un phénomène semblable à celui des brises se produit dans les régions montagneuses, où l’inversion des températures est engendrée par la différence d’altitude entre les parois d’une montagne et le fond de la vallée. Le vent de vallée se manifeste dans la journée, lorsque l’air frais de la vallée est aspiré vers les hauteurs, où le réchauffement a produit une zone de basse pression. Pendant la nuit, au contraire, le vent de montagne descend vers la vallée, où l’air se refroidit moins que dans les montagnes.
Les tempêtes de sable
La tempête de sable se forme lorsque de l’air très instable est soumis à un vent de 55 km/h ou plus. Le tourbillon de poussière est une colonne d’air tourbillonnant qui s’élève brutalement. La plupart n’excède pas 30 m de haut mais certains peuvent atteindre 100 m et jusqu’à 1 800 m.
Le vent soulève le sable et la poussière sur de courtes distances en principe. Cependant, avec de forts courants ascendants, ces tourbillons peuvent se déplacer très loin.
En mars 1998, une tempête de sable traversa l’Egypte, le Liban et la Jordanie, en réduisant la visibilité à 180 m.
Le vent de la vallée de la Mort
Le « champ de Course » est l’un des nombreux lacs desséchés ou « playas » qui parsèment le fond de la vallée de la Mort, en Californie. Pendant longtemps, ce lieu a intrigué les touristes et les géologues. En effet, ce lac tire son nom de la présence de grosses pierres plates dont certaines pèsent une cinquantaine de kilos.
Ces pierres se déplacent à la surface en laissant derrière elles des ornières pouvant couvrir plusieurs centaines de mètres.
Pendant des années, personne n’a vu les pierres bouger ce qui fit de ce lieu une énigme.
Puis, en 1967, Robert Sharp prouva que ce qui les faisait se mouvoir n’avait rien de mystérieux : il s’agissait du vent et de l’eau.
Cette théorie a été confirmée en 2002. Les roches suivent la direction des vents dominants. Lors des rares averses, le sol argileux devient si glissant que le vent peut faire son œuvre.
Source www.dinosoria.com
Bibliographie principale Planète Terre Editions Gallimard 2004
Vent. principe :
Le vent naît sous l'effet des différences de températures et de pression.
La pression sur la terre est haute si de l'air lourd et froid descend, et basse si de l'air chaud et léger monte. L'air chaud (plus léger) monte naturellement dans les couches hautes de l'atmosphère pour y créer une zone de basse pression "L ou D".
Cependant, l'air chaud attire à lui une autre masse d'air: la zone de haute pression. C'est de cette différence de pression entre les deux masses d'air qu'origine le vent. Tout simplement parce que l'air contenu dans la "H ou A" a naturellement tendance à s'engouffrer dans la "L ou D" qui la voisine. L'air qui bouge, c'est le vent!
Le grand responsable de ce phénomène est le soleil. Il chauffe les mers et les continents mais pas au même rythme. Une fois réchauffés, ces derniers chauffent à leur tour les masses d'air qui les surplombent. L'air se met alors en mouvement, car il augmente de volume lorsqu'il est chauffé. Il devient plus léger et s'élève.
Un exemple à l'échelle terrestre de ce déplacement de masses d'air est que l'air chaud s'élève de l'équateur et des masses d'air plus froides en provenance des pôles viennent le remplacer (Ce sont les vents alizés).
Voici des exemples de vents dans la vie quotidienne:
ouvrir une fenêtre, une porte crée une différence de température, d'où un courant d'air;
laisser tomber une plume au-dessus d'un radiateur qui chauffe la fera s'élever;
Le vent est un flux d'air que l'on peut représenter comme la grande roue d'une fête foraine: l'air chaud et léger monte, l'air froid et lourd descend. Le mouvement de l'air, comme de la grande roue, est circulaire. C'est un mouvement perpétuel: l'air monte et descend, il se réchauffe et se refroidit.
Près du sol, le vent a une légère tendance à être dévié vers les basses pressions.
Vents saisonniers
Les masses d'air qui se trouvent au-dessus des continents sont plus chaudes l'été et plus froides l'hiver que les masses d'air situées au-dessus des océans voisins. En été, les continents deviennent des zones de basses pressions, avec des vents provenant des océans plus froids. En hiver, les continents deviennent des zones de hautes pressions, avec des vents dirigés vers les océans plus chauds. Les moussons de la mer de Chine et de l'océan Indien sont des vents saisonniers. voir page suivante "Brises
Vents des régions
Carte des vents
Brises de terre et brises de mer...
Le jour, la terre se réchauffe plus vite que la mer. L'air chaud s'élève donc de la terre et de l'air froid, situé au-dessus de l'eau, se déplace vers la terre pour le remplacer. C'est la brise de mer. Inversement, la nuit, la terre perdant sa chaleur plus rapidement que l'eau, le vent se déplace donc de la terre vers la mer: c'est alors la brise de terre.
Animation Paris France Paramoteur
Le même phénomène se produit en montagne et engendre les brises de montagne et de vallée. D'autres vents sont dus à des phénomènes locaux : ainsi les tourbillons et les vents associés aux orages.
Brise de vallée
La brise de pente existe évidemment aussi sur les deux flancs d'une vallée. De ce fait, l'air chaud remontant les pentes converge, à un certain niveau, vers l'axe de la vallée qui se remplit ainsi progressivement d'air chaud. Ce réchauffement est d'autant plus important que les crêtes entourant la vallée sont plus élevées. La vallée se remplit ainsi d'air chaud jusqu'à hauteur des crêtes adjacentes. Le sommet de la couche d'air chaud atteint une altitude qui s'élève en même temps que l'altitude des crêtes. En considérant une surface horizontale à l'intérieure de la vallée, on constate l'existence d'un gradient de pression dirigé dans le même sens que l'élévation de la crête.
Ce gradient est à l'origine d'un mouvement d'air dans la vallée appellée brise de vallée. Il est important de noter que le sens de cette brise dépend de l'inclinaison des crêtes et non pas de celle de l'axe de la vallée.
Ces inclinaisons sont généralement montantes pendant la journée. Elles sont descendantes ou d'aval dans les vallées qui présentent une inclinaison inverse de celle des crêtes adjacentes.
Brise de pente
Durant la journée toute pente exposée est réchauffée par rayonnement solaire. L'air en contact avec la surface de la pente est à son tour réchauffé alors qu'au même niveau mais à une certaine distance de la pente, la température de l'air ne varie pratiquement pas. L'air plus chaud, donc plus léger, remonte la pente : c'est le vent anabatique. Il est remplacé par de l'air qui, à l'origine, se trouvait à une certaine distance de la pente. Après un certain temps, une circulation fermée s'établit.
La nuit, une circulation inverse s'organise en raison du refroidissement du sol. La brise de pente porte alors le nom de vent catabatique.
Les cellules de Hadley
source www.passion-meteo.net
Au niveau de l’Equateur, la forte chaleur dispensée par le Soleil réchauffe l’air près de la surface. Cet air s’élève dans l’atmosphère et ce mouvement ascendant engendre la création d’un espace de basse pression. L’air est aspiré dans cet espace de basse pression, ce qui provoque dans les deux hémisphères (Nord et Sud) des alizés.
Le système climatologique tente en vain d’exporter la chaleur de l’Equateur, mais ces derniers vents contrarient la libre circulation de l’air.
Prenons l’exemple du Gulf Stream, qui assure la circulation de chaleur depuis la zone tropicale de l’Atlantique vers le Nord et qui par conséquent fait bénéficier l’Europe d’un climat tempéré. Bien sûr, il existe d’autres courants semblables comme le Kuroshio qui se situe dans le Pacifique Nord-Ouest et le courant du Brésil et dans l’Atlantique Sud-Ouest, en en oubliant d’autres.
Les courants mondiaux.
Les cellules de Hadley
Cette théorie permet d’expliquer l’existence de trois grandes zones de perturbation :
le front polaire, zone de rencontre entre l’air froid et l’air chaud et humide, ce qui explique les précipitations en Europe de l’Ouest.
les hautes pressions subtropicales et la zone des alizés, favorables à la naissance des ouragans.
la zone de convergence intertropicale, où de l’air montant rapidement se refroidit, provoquant des orages tropicaux et de fortes pluies.
Schéma complexe des cellules de Hadley
Schéma simple des cellules de Hadley
Le vent catabatique
est un vent des plus réguliers : il souffle 365 jours par an en Antartique, à 80 km/h.
L’Antarctique est un désert fait de froid et de vent. Les vents catabatiques glissent sur les glaciers et s’accélèrent avec le froid. Ils peuvent atteindre 300 km/h.
Vent catabatique en Antarctique
Les records de vitesse sont détenus par les vents du mont Washington (Etats-Unis) en altitude, 371 km/h à 1916 m et ceux du Groenland en basse altitude 333 km/h à 44 m. En france, un vent de 320 km/h a soufflé sur le mont Ventoux en 1967.
Les secteurs les moins ventés sont les "calmes équatoriaux" et "subtropicaux". Les vents qui arrivent du nord ou du sud sont aspirés en altitude de part et d'autre des bandes océaniques. Résultat : des jours entiers sans la moindre brise pour les navigateurs qui, par malchance, se sont laissés piéger.
Le vent le plus rapide mesuré lors d'une tornade a atteint 450 km/h au Texas en 1972.
Le vent artificiel le plus rapide du monde est créé par la soufflerie de la Nasa : pour des études d'aérodynamique, il peut atteindre 555 km/h.
Edgard Picciotto, le spécialiste en radiation nucléaire et géologie se souvient d’un blizzard qui a failli lui coûter la vie alors qu’il avait été envoyé en éclaireur avec Jacques Giot :
"Nous avions établi le camp, quelques tentes en tout, aux environs immédiats de la chaîne de montagnes, explique Picciotto. Un jour, nous décidâmes, Jacques et moi, d’aller voir de plus près les beaux granites rouges qui étaient à quelques centaines de mètres seulement de nos tentes. Normalement, lorsqu’on quitte le camp, même si c’est pour une petite sortie, il faut impérativement non seulement prendre deux traîneaux mais également emporter la tente, du fuel et de la nourriture. Je ne sais pas pourquoi mais, cette fois là, à cause du beau temps sans doute, nous étions partis avec des traîneaux vides. Une demi-heure plus tard, nous étions à pied d’œuvre en train d’admirer ce qui est, pour moi, la reine des roches. Tout allait bien et le spectacle était grandiose. Mais soudain, nous nous sommes inquiétés en voyant des lambeaux de neige s’effilocher au-dessous des montagnes. La décision fut prise de rentrer immédiatement. Une fois de l’autre côté du versant, nous fûmes en plein blizzard. La visibilité était nulle et j’apercevais à peine mes chiens. Dans de pareilles circonstances, je l’avais appris de Jacques Giot avant de partir, pour retrouver les tentes, il est impératif de garder le bon cap. Pour ce faire, nous devions en permanence faire attention à l’endroit précis du corps où le vent frappe, l’épaule ou la joue, par exemple... Une autre méthode pour se guider dans le blizzard est d’observer la direction des sastrugis et de les couper toujours selon le même angle. A l’aller, nous avions mis une demi-heure environ pour faire le trajet, une heure après que le blizzard eut commencé à souffler et que nous étions en train de marcher, nous n’étions toujours pas en vue du camp. Moi, j’étais d’avis de retourner nous mettre à l’abri de l’autre côté de la montagne. Mais Jacques m’en dissuada "on marche encore un quart d’heure, me disait-il alors, après on avisera. Un quart d’heure plus tard, toujours rien... Soudain, alors qu’on commençait à se poser de terribles questions, une des chiennes de Giot, qui était insupportable mais tellement intelligente, a fait un brusque écart. Elle avait senti les tentes qui se trouvaient à cinq mètres de nous . Nous étions en train de passer à côté du camp sans le voir ! Sans ce petit miracle, sans l’incroyable flair de cette chienne, je ne sais ce que nous serions devenus..."
Sources : L’Antarctique et la Belgique ; éd. Labor ; 1997, Bruxelles. Le Petit Ligueur... la grande actualité, L’Antarctique : un continent pour la science, 1 décembre 1999, n°47, p19.
La masse d'air
Lorsque d'importantes quantités d'air stagnent pendant plusieurs jours sur une région, elles adoptent certaines propriétés de celle-ci: on les appelle masses d'air. Elles peuvent avoir 1000 km de large sur quelques milliers de kilomètres de long et quelques kilomètres d'épaisseur
Propriétés d'une masse d'air:
En avançant vers une autre région, la masse d'air change ses propriétés.
Principaux processus modifiant les propriétés d'une masse d'air:
les échanges thermiques par conduction et radiation avec la surface sur laquelle elle se trouve ( terre ou mer)
l'évaporation ou la condensation de la vapeur d'eau au sein de la masse d'air
la convergence ou la divergence des trajectoires des particules de la masse d'air.
Bergeron a classifié les masses d'air selon leur origine géographique:
les masses d'air équatorial naissent dans la ceinture équatoriale (à peu près entre les parallèles 10° N et 10° S)
les masses d'air tropical naissent dans les deux zones situées dans chaque hémisphère entre 10° et 40°
les masses d'air polaire naissent dans les deux zones situées dans chaque hémisphère entre 40° et 70°
les masses d'air arctique naissent au-dessus des deux calottes polaires, arctique et antarctique
Suivant le chemin parcouru les masses d'air peuvent encore se diviser en masses d'air continental ou maritime.
En bougeant, ces masses d'air arrivent sur des secteurs dont les températures sont différentes des leurs. Des masses d'air chaud arrivent sur des surfaces plus froides que l'air à leur contact et des masses d'air froid arrivent sur des surfaces plus chaudes que l'air à leur contact.
Pour faire une analyse météorologique on utilise des abréviations: E = équatorial; T = tropical; P = polaire; A = arctique; m = maritime; c = continental; k = pour froid (kalt = froid en allemand); w = pour chaud (warm=chaud en allemand).
Propriétés des masses d'air qui intéressent nos latitudes:
Air polaire: plus froid que la surface sur laquelle il arrive. Il se réchauffe par le bas; décroissance thermique verticale rapide (0.6°C à 0.8°C par 100m). Très bonne visibilité, généralement sec. Il est généralement instable avec des nuages à développement vertical (Cu et Cb); averses de pluie, de neige, de grêle ou de grésil, turbulence, orages.
Air tropical: plus chaud que la surface sur laquelle il arrive; il se refroidit par le bas; décroissance thermique verticale faible (0.4°Cà 0.6°C par 100m). Mauvaise visibilité, généralement très humide. Généralement stable avec des nuages stratiformes (St et Sc); bruine, brume, brouillard.
Ces propriétés changent en fonction de la saison, de l'heure, de la nature de la surface sur laquelle il arrive,…
Deux masses d'air qui se rencontrent ne peuvent pas se mélanger instantanément: elles sont séparées par la zone frontale. Son épaisseur varie de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. Les surfaces des zones frontales, plus ou moins inclinées, coupent le sol suivant des lignes auxquelles on donne le nom de fronts.
Nomenclature utilisée pour le vent
Cartes champs de vent
Cartes cotières
Force et direction correspondantes
Vent faible de direction variable
Vent d'Ouest de 5 noeuds
Vent de Sud de 10 noeuds
Vent de Sud-Ouest de 25 noeuds
Vent de Nord-Ouest de 50 noeuds
Vent de Nord de 65 noeuds
Nuage
Cs Ce Ci
As Ac Ns
St Sc Cu
Tcu Cb
Définition
Un nuage est constitué de minuscules particules d'eau liquide ou solide en suspension dans l'atmosphère et ne touchant généralement pas le sol. Il peut aussi contenir des particules provenant des vapeurs industrielles, de poussières ou de fumée.
Formation des nuages
Pour qu'un nuage se forme, il faut de la vapeur d'eau et des noyaux de condensation. Le refroidissement de l'air entraîne une augmentation de l'humidité relative de l'air. C'est le mécanisme de base de la formation du nuage. Ce refroidissement peut avoir diverses origines : Rayonnement du sol, contact avec une surface froide... Lorsque la température baisse, le taux d'humidité relative augmente pour arriver à saturation. La condensation, passage de l'état liquide à l'état solide donne les nuages. C'est à partir de vapeur d'eau contenue dans le sol, les précipitations ou les surface aquatiques que se fait l'apport en eau. A saturation, l'air ne peut absorber les suppléments en vapeur d'eau. Il y a alors condensation. C'est la formation des nuages.
Les nuages sont présents à tous les étages de l'atmopshère : Supérieur, Moyen, Inférieur ou bas, correspondant respectivement aux 'Cirro', 'Alto' et 'Strato'.
Constitution des nuages
Le nuage est un milieu hétérogène dans lequel on trouve différents éléments qui tiennent en suspension dans l'air grâce aux forces d'agitation : Eau liquide, cristaux de glace, l'air sec, particules solides.
Classification :
La classification des nuages se fait selon leur forme caractéristique avec des genres, des espèces, des variétés et des caractéristiques supplémentaires.
Les genres :
Les nuages évoluent entre le niveau de la mer et la tropopause. Cette zone, appelée troposphère, est divisée verticalement en trois étages dont les délimitations d'altitude varient suivant la latitude.
Il existe 10 genres de nuages qui s'excluent mutuellement (un nuage ne peut pas appartenir à plusieurs genres):
Genre
Abréviation
origine du nom
Cirrus
Ci
latin: cirrus = boucle de cheveux
Cirrostratus
Cs
lat: sternere = étendre
Cirrocumulus
Cc
lat: cumulus = entassement, amas considérable
Altocumulus
Ac
lat: altum = hauteur
Altostratus
As
Nimbostratus
Ns
lat: nimbus = nuage de pluie
Stratocumulus
Sc
Stratus
St
cumulus
Cu
Cumulonimbus
Cb
Ces nuages se développent à différents niveaux de l'atmosphère. Le tableau ci-dessous montre les hauteurs approximatives des différents étages et les nuages qui y apparaissent:
Etages
Nuages
Latitudes polaires
Latitudes moyennes
Latitudes tropicales
nuages élevés
Ci Cs Ce
3-8 km
5-13 km
6-18 km
nuages moyens
Ac As Ns
2-4km
2-7 km
2-8 km
nuages bas
St Sc Cu
0-2 km
0-2 km
0-2 km
Certains nuages, comme le Cb, TCu, s'étirent sur plusieurs étages.
Ils ont un développement vertical et sont dans certaines classifications un groupe à part. Ces nuages avec les Ns sont extrèmement dangereux pour les vols en général et plus particulièrement pour le paramoteur.
Les espèces :
Les nuages d'un même genre n'ont pas tous la même structure intérieure, c'est pour cela qu'aux genres ont été rajoutées les espèces. Elles s'excluent mutuellement.
humilis (hum) = peu élevé, de petite taille, petit
mediocris (med) = moyen
congestus (con): congerere = entasser, accumuler
calvus (cal): = chauve, tondu, lisse, dénudé
capillatus (cap) = chevelu, qui a des fibres, qui a des filaments
Les variétés :
Les variétés sont des détails caractéristiques qui décrivent la disposition des éléments du nuage. Un nuage peut avoir plusieurs variétés.
Liste des variétés :
intortus (in): intorquere = tordre, tourner
verterbratus (ve) = en forme de vertèbre
undulatus (un) = ondulé
radiatus (ra): radiare = rayonner, irradier
lacunosus (la): lacuna = trou, ouverture, cavité
duplicatus (du) = double
translucidus (tr) = transparent
perlucidus (pe) = qui brille à travers, transparent, diaphane
opacus (op) = qui donne de l'ombre, opaque, sombre, obscur
Les caractéristiques supplémentaires et les nuages "annexes" :
Certains nuages ont des parties caractéristiques qui, si elles font partie de la masse principale du nuage s'appellent les "particularités supplémentaires" alors que si elles en sont séparées s'appellent des "nuages annexes"
Liste des caractéristiques supplémentaires :
incus (inc) = enclume
mamma / mammatus (mam) = mamelle, sein, pis / en forme de mamelle
Les nuages Ci Cs Ce de l'étage supérieur compris entre 4000 et 8000 m
Cirrostratus :Altitude : 6000 - 8000 m Signification pour le temps : Les Cs sont généralement annonciateurs d'une proche dégradation du temps et de l'arrivée d'un front. Ils suivent les Ci et Cc, et précèdent les nuages de l'étage moyen Ac et As, lors de l'arrivée d'un front chaud. On les reconnaît surtout grâce aux phénomènes optiques (les photométéores) qu'ils engendrent très souvent, les plus connus étant les halos ou les parhélies appelés aussi "faux-soleils".
Cirrocumulus :Altitude : 6000 - 10000 mSignification pour le temps :Les Cc sont des nuages que l'on observe relativement peu souvent en France. On les aperçoit en général avec l'arrivée d'un front chaud, ils sont alors précédés de Ci et suivis de Cs, et annoncent donc une dégradation du temps. Ils se trouvent eux aussi parfois très loin à l'avant des perturbations, comme tous les nuages de l'étage supérieur, car soumis aux vents forts de haute troposphère. Leur formation la plus courante reste malgré tout la diminution des éléments d'une couche d'Ac. On en observe aussi parfois suite à l'évolution de cotras (traînées de condensation des avions).
Cirrus :Altitude : 8000 - 12000 mSignification pour le temps :Les Ci passant souvent inaperçus, ils sont pourtant les premiers signes annonciateurs du passage d'un front chaud ou d'un front froid, et donc d'une dégradation du temps. On les aperçoit parfois très loin à l'avant des perturbations car soumis aux vents forts de haute troposphère (les courants jets) et prennent alors une forme de crochet (Ci uncinus). Ils sont bien visibles en général à l'avant des fronts chauds car la pente de ces derniers est faiblement inclinée, les Ci sont alors suivis d'autres nuages de l'étage supérieur comme les Cs ou les Cc, puis de nuages de l'étage moyen puis inférieur. On ne les voit en général que très furtivement avec l'arrivée d'un front froid, car la pente de ce dernier est beaucoup plus forte, les Ci sont alors masqués par les nuages de l'étage moyen ou inférieur. Il arrive également qu'on les aperçoive sans qu'ils précèdent l'arrivée d'un front, dérivant au gré des courants de haute altitude, se formant et se désagrégeant spontanément.
Les nuages Ac As Ns de l'étage moyen compris entre 2000 à 4000 m
Altostratus :Altitude : 3000 - 6000 mSignification pour le temps :L'As indique soit l'arrivée imminente d'un front soit que l'on est sous le front. Il est fréquent dans les perturbations de nos latitudes tempérées et donne la plupart du temps des précipitations continues. Il suit en général le Cs et il est parfois suivi du Ns, et souvent mêlé d'Ac. On ne le voit pas toujours car il peut être masqué par des nuages bas tels les Sc ou St qui accompagnent aussi le passage des perturbations.
Altocumulus : Altitude : 3000 - 6000 mSignification pour le temps :L'Ac est le nuage le plus varié de tous (4 espèces, 7 variétés et 3 particularités supplémentaires), et il prend donc une multitude d'aspects différents. Il est en général annonciateur d'une dégradation du temps à l'approche d'un front, précédant l'As et suivant les nuages de l'étage supérieur dans la progression d'un front chaud. On le trouve alors souvent sous forme de grande étendue (str). Lorsqu'on observe dans le ciel des Ac cas et flo, en général à l'avant d'un front froid, c'est souvent signe d'une dégradation orageuse imminente. L'espèce len s'observe lorsque le vent souffle très fort en altitude au-dessus d'un relief, les Ac len étant aussi appelés nuages d'onde. On observe aussi quelquefois des bancs d'Ac isolés de toute perturbation et inoffensifs, ou issus de développements cumuliformes et ne représentant pas de menaces particulières.
Nimbostratus :Altitude : 2000 - 5000 mSignification pour le temps :Le Ns est peu fréquent et on le rencontre en général dans les grandes perturbations hivernales. Comme l'As, il se situe dans le corps des perturbations et donne des précipitations continues modérées à fortes. Lorsque l'air soulevé est instable, il est parfois accompagné de cumulonimbus (Cb), on parle alors de Cb noyés dans la masse.
Les nuages St Sc Cu Cb de l'étage inférieur compris entre 0 et 2000 m, sauf le Cb
Stratus :Altitude : 0 - 2000 mSignification pour le temps : On rencontre le St dans les anticyclones lors de l'affaissement d'une masse d'air par subsidence, l'humidité étant alors plaquée dans les basses couches (souvent le cas en hiver), il peut alors précipiter s'il est suffisamment épais. Il résulte aussi de l'élévation du brouillard (décollé du sol). On peut le rencontrer également au passage de perturbations, sous les Sc, il donne alors des précipitations. Le St peut envahir les côtes par advection maritime également.
Stratocumulus :Altitude : 500 - 2000 mSignification pour le temps :Le Sc est le nuage que l'on rencontre le plus fréquemment sous nos latitudes, quel que soit le type de temps (ciels de traîne, fronts chauds, fronts froids...), et rares sont les jours ou l'on ne l'aperçoit pas au moins une fois. Il prend aussi une multitude d'aspects différents, comme l'Ac. Il donne souvent des précipitations lorsqu'il est suffisamment épais, et celles-ci peuvent alors parfois s'ajouter aux précipitations des nuages de l'étage moyen (Ac, As, Ns). Officiellement, le Sc ne donne pas de bruine ni de neige en grains, il arrive pourtant d'en observer parfois, notamment sous les Sc str un.
Cumulus : Altitude : 500 - 6000 mSignification pour le temps :Les Cu sont des nuages très courants que l'on rencontre typiquement dans les ciels de traîne et sont à l'origine des Cb. Ils peuvent se développer par évolution diurne ou orographie par conditions faiblement anticycloniques ou dans un marais barométrique, et sans paraître menaçants (Cu fra, hum et med), on parle alors de cumulus de "beau temps". On en rencontre aussi dans des perturbations lorsque l'air soulevé est instable, les précipitations prennent alors un caractère irrégulier (averses mêlées à la pluie).
Les nuages à extension verticale TCu Cb compris entre 300 et 15000 m Il faut retenir que les TCu, Cb et Ns sont très dangereux pour les vols paramoteur
Congestus ou Cumulus bourgeonnant : TCu : Altitude : entre 3 et 7 km selon la saison. Lorsqu'une parcelle d'air près du sol devient plus chaude que l'environnement, elle se met à s'élever sous la poussée d'Archimède. Elle continue ainsi son accélération jusqu'à ce qu'elle atteigne un point de l'atmosphère où sa température est égale à celle de l'environnement. Elle décélère ensuite si elle devient plus froide que celui-ci. Lors de cette ascension, la vapeur d'eau contenue dans la parcelle devient saturée et la condensation forme un nuage.
Le Cu, le TCU et le Cb sont tous le résultat d'un tel mouvement vertical à divers degrés. Dans le cas du TCU, le sommet du nuage est entre -10°C et -20°C, assez pour générer des précipitations mais pas assez froid pour qu'un potentiel électrique se forme à l'intérieur du nuage. Ainsi, on peut avoir des averses de pluie ou de neige, selon la saison, et même des averses de grésil mais pas de foudre. L'extension verticale d'un TCU est entre 3 et 7 km selon la saison.
Les TCU, comme les autres nuages convectifs, peuvent être isolés dans une masse d'air instable ou être générés en groupes lors du passage d'un creux barométrique ou d'un front froid. Dans le premier cas, le réchauffement diurne est le déclencheur et les TCU se dissipent alors après le coucher du soleil. Dans le second cas, c'est par le soulèvement du creux ou du front que part la convection. Dans ce cas, les cumulus bourgeonnants peuvent se produire à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Si l'air est assez instable, certains des TCU se transformeront en cumulonimbus et on aura un orage.
Techniquement un cumulus congestus se différencie d'un cumulonimbus par le fait qu'un cumulus congestus est constitué uniquement de gouttelettes d'eau alors que dans un cumulonimbus calvus, la partie supérieure du nuage est constituée de cristaux de glace, ce qui favorise l'apparition des phénomènes électriques associés aux orages. En outre, un cumulonimbus a sa partie supérieure qui est visuellement lisse alors qu'un cumulus congestus garde un aspect floconneux jusqu'à son sommet.
Cumulonimbus : Altitude : 500 - 15000 mSignification pour le temps : Le Cb est souvent pris en photo puisque sans aucun doutes le nuage le plus fascinant du fait de sa forte extension verticale. Il se développe dans conditions fortement instables et on distingue surtout 2 types de Cb : les Cb dits "d'air chaud", situés dans les fronts chauds ou secteurs chauds de perturbations ou se développant par évolution diurne ou orographique dans des marais barométriques, ils présentent un très forte extension verticale jusqu'à 15 km sous nos latitudes et sont générateurs de phénomènes violents (fortes précipitations, forte activité électrique, grains, tornades, grêle...), pouvant se former de manière isolée (monocellulaires, supercellulaires), ou s'organiser en lignes (multicellulaires) ou en systèmes de méso-échelle ; et les Cb dits "d'air froid", situés à l'arrière des fronts froids dans les ciels de traîne actifs, ils présentent une extension verticale limitée jusqu'à 7 km environ et parfois 3 km seulement en saison hivernale, ils engendrent en général des phénomènes moins violents que les précédents.Type de cumulonimbus :calvus ( sommet en forme de chou-fleur ), capillatus ( sommet en forme d'enclume )
Carte isobarique
Pression atmosphérique
Dépression et Anticyclone
Thalweg et autres
La carte de surface ou isobarique
source www.meteoconsult.fr
La carte isobarique traduit la situation synoptique, c'est à dire à l'échelle du globe, pour une date future, à courte ou moyenne échéance.
Elle est constituée de tracés isobariques qui représentent des lignes d'égale pression. C'est à partir de ces tracés que l'on peut estimer la position des centres actifs tels que les dépressions et les anticyclones, ces générateurs du temps sur notre planète. Ces cartes sont dessinées à partir de données numériques obtenues grâce aux différents modèles de prévisions. Elles sont tracées pour des échéances pouvant aller jusqu'à 10 jours, par intervalles de 6 heures.
Les figures isobariques permettent d'estimer la direction et la vitesse du vent. La direction du vent est déterminée par rapport aux centres actifs. Un vent sort de l'anticyclone dans le sens des aiguilles d'une montre, en décrivant au niveau de la mer un angle d'environ 20° avec les isobares. Un vent rentre dans une dépression, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en décrivant un angle d'environ 20° avec les isobares.
La vitesse du vent est proportionnelle au gradient horizontal de pression entre deux points, c 'est à dire à la distance entre deux lignes isobariques. L'estimation de cette vitesse est modifiée en fonction de la courbure des isobares et de la latitude du point travaillé.
Pression atmosphérique
Remarque : Pour étudier les variations de pression en altitude, on détermine un niveau de pression de référence (500 hPa, par exemple) et on repère l'altitude où se trouve la pression considéré à la verticale de chaque point de mesure On obtient alors une carte isobare, où les lignes isohypses relient les points de même altitude, à la pression de référence considérée (500 hPa dans ce cas) : ainsi pour atteindre 500 hpa il faudra 5700m dans certains enrdroits et 5560m dans d'autre (voir schéma)
Par définition, la pression est une force par unité de surface. En météorologie, la pression correspond au poids d'une colonne d'air d'une unité de surface, qui s'étend depuis le point de mesure jusqu'à la limite supérieure de l'atmosphère.
La pression atmosphérique est mesurée à l'aide de baromètres à colonne à mercure, ou de baromètres anéroïdes enregistreurs. Il existe deux valeurs de pression :
la pression à la station
la pression au niveau moyen de la mer. Cette dernière permet de comparer les pressions de différentes stations quelques soit leur altitude en les ramenant à un niveau commun, celui du niveau de la mer.
Les masses d'air source www.meteoconsult.fr
et www.cyclonextreme.com
Dans la troposphère, partie de l'atmosphère se situant au dessus du sol, les masses d'air se déplace des zones de haute pression, les anticyclones, vers les zones de basse pression, les dépressions, en formant des zones tourbillonnaires, dues au mouvement de la terre.
Une dépression est due à l'ascendance d'air chaud. Elle s'enroule dans le sens opposé des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord. Inversement, la formation de l'anticyclone est due à la descente d'air froid vers la surface de la terre ; il tourne dans le sens contraire de la dépression.
C'est l'inverse qui se produit dans l'hémisphère Sud.
La dépression
zone de basses pressions, est analogue à une cuvette topographique ou à un entonnoir ; les isobares se forment donc autour d'un centre de basse pression (inférieur à la pression standard de 1013 hPa) et les valeurs des isobares croissent du centre vers la périphéries ( ex : de 970 à 1010 hPa). L'air y est généralement léger donc ascendant. Des zones de basses pressions quasi permanentes sont situées au niveau de l'équateur vers le 50° ou 60° de latitude dans chaque hémisphère.
D'autre part des dépressions saisonnières se forment pendant l'été par ascendance thermique de l'air sur les continents chauds des latitudes tropicales et tempérés et sur les océans de la ZCIT (zone ce convergence intertropicale) pendant la saison chaude (à l'origine des cyclones tropicaux).
Anatomie d'une dépression de type classique(les conditions de l'atmosphère font en sorte que les dépressions ne se retrouvent pas toutes sous une forme identique à celle présentée)
Dépression vue du haut
Une dépression est le résultat de la rencontre de deux types de masse d'air ayant des caractéristiques différentes (différence dans la température, l'humidité, la pression, etc.).
En se déplaçant, la dépression présente en premier sa partie composée d'une masse d'air chaud et humide.
Les météorologues parlent alors du passage d'un front chaud Après quelques heures, l'air chaud laissera sa place à une masse d'air plus froid et sec.
C'est le passage du front froid.
Dépression vue du haut avec précipitation
Le passage de la dépression apporte la plupart du temps des précipitations.
La figure ci-contre présente l'ensemble des régions de la dépression pouvant apporter des précipitations
Le temps qu'il fera avec une dépression typique : l'arrivée d'une dépression sur une région provoque des changements sur la température, les nuages, le vent, les précipitations :
changement dans le ciel : le passage d'une dépression est marquée par une succession de différents nuages. La dépression arrive en présentant des nuages de très haute altitude : les cirrus font leur apparition. C'est l'approche du front chaud. Au fur et à mesure que la dépression approche, les nuages sont de plus en plus bas et épais : ce sont les cirrostratus , les altostratus puis les nimbostratus ou les stratus qui se présentent. La pluie survient. C'est le mauvais temps.
variation de la température : en hiver, les dépressions amènent une hausse des températures. La raison est simple: les dépressions proviennent souvent de l'océan. En été, les dépressions provoquent une baisse des températures puisque les nuages cachent les rayons du soleil.
variation de l'humidité : l'arrivée d'une dépression est la plupart du temps synonyme de précipitations et par le fait même d'une augmentation de l'humidité. Toutefois, selon les cas, la dépression apportera une hausse plus ou moins forte de l'humidité.
variation de la pression barométique : tout dépend du mouvement de la dépression. Si cette dernière arrive lentement sur votre région tout en s'affaiblissant (stade avancé de la vie d'une dépression), la baisse et la remontée de la pression risquent d'être lentes. Il ne faut pas non plus négliger le cas des dépressions stationnaires dû à la présence de forts anticyclones par exemple. Enfin, si la pression baisse rapidement, on dit souvent que le mauvais temps sera de courte durée. En réalité, une baisse rapide de la pression est souvent associée à une petite mais intense dépression comme une tempête l'hiver. Par contre, si la baisse est lente et constante, la dépression est probablement plus vaste mais moins intense, le mauvais temps risque de s'installer pour plusieurs jours.
Parcours des dépressions. Les dépressions circulent souvent en famille (phénomène ondulatoire) comme le montre le schéma ci-dessous :
L'anticyclone
L'anticyclone est analogue à une colline, il est constitué d'isobares qui se ferment autour d'un centre de haute pression (supérieure à la pression standard de 1013 hPa).
Dans un anticylone la pression est donc élevée et l'air descend (il est dit subsident). La subsidence empêche les ascendaces génératrices de nuages : le temps est beau en général.
Très schématiquement il y a 2 zones de hautes pressions permanentes par hémisphère : la 1ère située à l'aplomb des pôles et la 2nde aux latitudes subtropicales.
Il existe aussi des cellules anticycloniques plus locales ou saisonnières : exemple anticyclone de Sibérie apparaissant en hiver par effet thermique ou anticyclone migrateur se formant dans les régions tempérées en liaison avec les ondulations du courant-jet.
Caractéristiques
Les anticyclones sont des systèmes souvent plus vastes que les dépressions. Les anticyclones se déplacent généralement moins rapidemment que les dépressions. Par conséquent, ils affectent une région plus longuement.
Les vents sont plus faibles dans les anticyclones que dans les dépressions.
Quel temps apporte un anticyclone?
L'anticyclone est porteur de beau temps à cause du principe suivant : lorsqu'on augmente la pression de l'air, la chaleur augmente. Dans un volume d'air donné avec une quantité d'eau donnée (humidité relative à X%), si la température augmente, l'humidité relative baissera puisque plus l'air est chaud et plus il peut contenir d'eau. L'air étant plus sec, les nuages se forment plus difficilement.
L'effet d'un anticyclone sur les températures :
pendant l'été, la nuit : lors d'une nuit claire, le sol perd de sa chaleur accumulée durant le jour. Si le ciel est clair, l'énergie qui s'échappe du sol se disperse plus facilement dans l'atmosphère que lorsque les nuages couvrent le ciel. Dans ce dernier cas, les nuages emprisonnent l'énergie, ce qui permet de garder un peu de chaleur.
pendant l'été, le jour :quand les nuages sont absents, les rayons du soleil réchauffent pleinement le sol et l'atmosphère en général. La température a toutes les chances d'être plus élevée. Dans le cas contraire, les nuages agissent comme un écran empêchant une bonne quantité des rayons du soleil de passer.
pendant l'hiver, la nuit : les nuits claires sont très froides car le peu de chaleur accumulé le jour s'échappe de la surface pour aller dans l'atmosphère.
pendant l'hiver, le jour : les journées ensoleillées sont souvent provoquées par la présence d'un anticyclone. En hiver, les anticyclones proviennent souvent d'un écoulement d'air froid et sec de l'arctique. C'est pourquoi les journées ensoleillées sont souvent très froides. Par contre, les journées nuageuses sont souvent synonymes d'un réchauffement. En effet, en hiver, les dépressions qui apportent leurs nuages apportent aussi du temps plus doux car elles proviennent souvent de l'océan plus chaud.
L'anticyclone et la dépression
Premièrement :
les dépressions tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens inverse dans l'hémisphère nord.
les anticyclones tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord et dans le sens inverse dans l'hémisphère sud.
Deuxièmement :
les différences de pression induisent des forces de compensation : les vents : en principe ils devraient se diriger des anticyclones vers les dépressions. Mais la force de Corilis due à la rotation de la Terre sur elle-même, les dévie dans leur mouvement.
dans une dépression les vents convergent vers le centre, en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud et c'est l'inverse dans l'hémisphére du Nord.
dans un anticylone les vents divergent du centre, en tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud et dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord.
Remarque : près de l'équateur où la force de Coriolis est moins active il arrive que les vents s'écoulent perpendiculairement aux isobares. Ailleurs la direction des vents depuis les anticylones suit un angle entre isobares de 10 à 15° sur les océans et 30° sur les continents
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Talweg
:
Talweg ou Thalweg analogue à une vallée ; est constitué d'isobares qui s'emboîtent les unes dans les autres en forme de " V ". Un talweg est un prolongement d'une dépression dans une zone de haute pression. Il y a généralement un front dans l'axe d'un talweg.
Dorsale :
une dorsale est constituée d'isobares en "U" emboîtées. Le vent y est souvent faible ou nul, sauf dans les dorsales mobiles aux isobares relativement rapprochées. Les dorsales sont des promontoires longeant des anticyclones jusque dans les champs dépressionnaires.
Col :
région située entre 2 dépressions: il s'agit d'une zone de calme relatif ; les vents sont faibles et peuvent être relativement variables.
Marais barométrique :
région où les isobares sont espacées et désorganisées. Il s'agit d'une zone où les vents sont calmes ou faibles ou très variables. La pression atmosphérique est souvent moyenne. La présence d'un marais barométrique dénote une zone de mauvais temps
LeFront
Front froid
Front chaud
Autres fronts
La frontologie
Le Front :c'est la ligne de transition entre 2 masses d'air. lorsque deux masses d'air se rencontrent, elles ne se mélangent pas, elles s'affrontent. La projection au sol de ce conflit est appelée front. L'interaction des masses d'air chaud ou froid donne naissance, selon la puissance, l'amplitude et le sens de la trajectoire, à des fronts froids ou à des fronts chauds. L'affrontement est très complexe mais pour le simplifier on peut retenir que l'air chaud, plus léger, monte ; tandis que l'air froid, plus lourd, descend.
Définition
Sur les surfaces des océans et des continents de grandes mases d'air se forment qui sont poussées par la circulation atmosphérique Une masse d'air est qualifiée de chaude ou de froide selon la température d'air environnant.
La zone de transition (système frontal) entre deux masses d'air distinctes appelée frontale ou barocline, se divise en fronts. Les fronts, qui ont l'ampleur de véritables systèmes, peuvent avoir une largeur de plusieurs milliers de kilomètres et une hauteur de plusieurs km. Comme chacune des masses